création sonore de Pascal Bricard
La création sonore.
Les ambiances et les bruits prédominent, quelques voix et cris sont utilisés avec parcimonie.
Les sons sont courts, parfois fuyants. Chaque source sonore est composée d’une succession de silences et de bruits.
Une grande place est laissée aux silences. En effet, ils viennent ponctuer les sons, prolongeant leurs propres espaces entre eux.
A l’instar  d’éléments cinématographiques, les sons sont des gros plans, des plans larges, des plans hors champ. Ils jouent sur leur propre profondeur de champ.
 
Le montage de chaque source sonore n’est absolument pas systématique afin de ne pas guider le spectateur/auditeur dans une direction tracée.
Par la superposition spatiale des différentes diffusions sonores dans l’espace, les sons de chaque source viennent se mêler par instant, les silences se renforcer. Ils fusionnent de manière aléatoire. Il n’existe pas à proprement parlé de montage global.
Tout comme les sources sonores ne sont pas calées entre elles, la création sonore et les photographies ne sont pas synchrones.
 
Le spectateur/auditeur reste ainsi libre de se raconter sa propre histoire en fonction de son rythme et de ses choix de déambulations. Chaque expérience est sensoriellement différente.
INSTALLATION PHOTOGRAPHIQUE ET SONORE
 
L’origine du projet.
Si j’ai souhaité inviter Pascal Bricard, créateur sonore, à travailler autour du projet photographique, c’était dans la perspective de recréer un espace « autour » des photographies au sein d’une installation globale.
Il s’est donc joint à moi, à la 2e session de prises de vue, pendant l’été 2013, et nous avons réalisé des photographies et des prises de sons, ensemble, parfois au même endroit, au même moment.
Les photographies et les sons se répondent dans un instantané d’un temps «T», sans soucis de narration ni d’explication.
Des sons pris sur le vif de la photographie.
 
L’installation.
Nous envisageons deux présentations spatiales :
- L’une murale : un mur photographique composé de tirages de différents formats (3) où seront réparties les sources sonores de manière très discrète
- L’autre spatiale : les tirages seront installés au mur mais aussi suspendus dans l’espace créant plusieurs plans de lecture ou de déambulation.
En fonction du positionnement du spectacteur/auditeur dans l’espace, ils voient et perçoivent différemment les images et les sons. De l’ambiance sonore et l’accrochage généraux, se construisent des «bulles de lecture» : en se rapprochant d’un tirage ou d’une source sonore, la lecture se resserre et en quelque sorte zoome sur un coin particulier de l’installation globale.
Originaire d'un village voisin, je suis souvent revenue me baigner dans ces lagons d'un bleu laiteux, où enfant je passai mes étés. J’ai voulu retrouver les visages, les atmosphères, enfouis, de mon adolescence. Faire renaître mes souvenirs, aux allures de congés payés.
 
Par petites tribus isolées dans des îlots de nature, j’ai suivi les adolescents, ces petits hommes d'Hommes : leurs jeux d’eau, leurs défis, leurs amitiés et leurs silences. Sous des lumières douces au zénith ou filtrant à travers les feuillages, je me suis attachée à saisir les signes de ce rite de passage qu'est l'adolescence dans ce contexte particulier de l'été et des baignades, dans ce décor charmeur et insolite.
     Les étangs d’Hommes (37), étés 2012-2013.
 
Cela pourrait être un petit site du littoral, en haute saison. Mais ici, il n'y a justement pas la plage. Les estivants habitent les villages voisins. A deux pas de chez eux, au cœur d'une campagne plate et boisée, ils s'inventent de nouvelles habitudes de bord de mer.
Les familles apportent leurs glacières et leurs barbecues, les amoureux se cachent entre les feuillages des trembles, les pêcheurs campent sur des îles. Les ados font du rodéo sur leurs mobylettes. Les plus téméraires d'entre eux se retrouvent au «Saut de la mort», lieu tenu secret, caché au cœur de la forêt entourant les étangs. Pour seul décor urbain, une baraque à frites.
 
A la frontière de la Sarthe, de la Touraine et de l'Anjou, sur cette zone géologique nommée "La Mer des Faluns", des entreprises creusaient des carrières pour en extraire justement le falun, sable calcaire typique de cette région. Dans les années 80, les carrières implantées sur la commune d'Hommes se sont remplies d'eau. Une oasis était née, dessinant un nouveau paysage.
L'Oasis
2012-2013
Simon Lourié
All images © 2015 Lucie Jean
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#2017 Expositions personnelles
• Galerie Domus - Université Claude Bernard Lyon - Quartiers d'hiver
• Château de l'Etang, Bagnolet - Quartiers d'hiver
#2016
• Comptoirs Arlésiens, pendant les Rencontres photographiques d'Arles - Quartiers d'hiver
• Invitée d'honneur des Rencontres photographiques d'Arlon - Quartiers d'hiver
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